Les Épîtres de la captivité: Éphésiens, Philippiens, Colossiens
« Béni soit Dieu qui est Père de notre Seigneur Jésus-Christ… » Ainsi commence l’Épître aux Éphésiens (v.3). « Grâce à vous et paix de la part de Dieu qui est notre Père aussi bien que du Seigneur Jésus-Christ ». Ainsi commence l’Épître aux Philippiens. « Nous rendons grâces en tout temps pour vous à ce Dieu qui est Père de notre Seigneur Jésus-Christ » Ainsi commence l’épître aux Colossiens (v.3). Saint Paul s’émerveille de ce Dieu qui a révélé sa Paternité en Jésus-Christ, et qui nous la communique. Désormais la génération humaine se rattache directement à la divinité, à condition que nous lâchions les rênes de la propagation humaine. Tout un programme, pas encore vraiment réalisé, qui laisse entrevoir une autre relation homme-femme, esquissé au chapitre 5 de la lettre aux Éphésiens.
Quelques réflexions pour entrer dans la pleine intelligence des ÉPÎTRES DE LA CAPTIVITÉ
« BÉNI soit Dieu qui est Père de notre Seigneur Jésus-Christ… » PÈRE, réellement, parce que son Esprit de Sainteté a rendu fécond le Sein virginal, le Sanctuaire non fait de main d’homme, fermé par le voile.
Béni soit Dieu qui, enfin, a pu réaliser sa Paternité, car il a rencontré la Foi intelligente qui a compris et accepté son Dessein.
Elle est donc terminée la longue série des générations de péché, qui ont entraîné avec elles la mort.
Paul l’a cru. Les Apôtres l’ont cru. Ils ont cru que le Royaume inauguré à Nazareth allait se perpétuer dans tous les couples chrétiens, cellules de base du nouveau Corps du Christ.
IL N’EN FUT RIEN.
La fureur de la convoitise a été plus forte que l’argumentation apostolique. La frénésie pour la voie charnelle l’a emporté sur la démonstration de la Vérité faite par le Verbe fait chair.
La mort a régné de Jésus-Christ jusqu’à nos jours sur ceux-même que le saint Baptême avait élevés à la filiation divine.
Ils avaient reçu cette filiation divine par adoption ; ils n’ont pas donné à dieu la Paternité réelle.